LA douche

Long chantier que la construction d’une douche ! Débutée il y a un an, celle-ci s’achève enfin, mais il faut dire que c’est un chantier mené en parallèle de plusieurs autres. Reste la mise en eau (liée à tout le chantier plomberie) et un petit pan de mur extérieur à parer d’un bardage brut en châtaignier. C’est une douche relativement grande mais nous n’avons qu’une salle de bain et pas de baignoire donc il fallait qu’elle soit fonctionnelle.

Ce que craint le plus une maison de paille, c’est l’eau. Aussi, nous avons essayé d’être le plus prudent possible pour tout ce qui est lié à cet aspect dans la maison. Outre une plomberie apparente, nous avons décidé de faire une cabine de douche en béton cellulaire complètement indépendante des murs et la plus étanche possible, avec des possibilités de visite de toute part (sous le bac receveur, derrière le mitigeur côté chambre…), et facile d’entretien. Pour les équipements, il y a évidemment de la récup’ et/ou de la fin de série pour un budget optimisé !

Les photos ne sont pas dans l’ordre d’avancement mais ça donne une idée.

Peinture

Avec le choix des enduits terre, les travaux de peinture à l’intérieur sont très limités. Au programme, il y a eu : un peu de blanc sur les évasements des fenêtres de toit pour apporter de la luminosité, un bleu soutenu complémentaire du jaune des enduits sur les dormants de porte pour masquer les trop nombreuses différences d’essence de bois et relever un peu l’ensemble, un lait de chaux dans le cellier pour éclaircir et limiter la poussière – pièce pour laquelle nous avions décidé de ne pas faire de couche de finition en terre. Nous hésitons encore à prendre la cloison bois du bureau derrière l’escalier. Nous allons attendre que la version définitive de celui-ci soit en place et que le parquet soit posé pour décider. Restera quelques travaux de peinture côté extérieur, peut-être l’année prochaine !

Enduits intérieurs #4

Suite et fin des enduits terre ! Retour en février où nous avons fait revenir notre super maçon et quelques copains aguerris à l’exercice dont certains avaient participé aux chantiers participatifs. Les cloisons intérieures étant finies (récit de l’étage ICI et ICI, du rdc LA), place à la finition.

Nous sommes partis sur le même mélange de terre jaune que pour la majorité de la maison. On trouvait qu’une couleur dominante et une secondaire (rouge de la cuisine) étaient suffisantes. A nous d’ajouter d’autres touches colorées pour relever l’ensemble, que ce soit avec les meubles, objets ou un peu de peinture au niveau des dormants de portes (récit à venir). Les teintes se sont un peu éclaircies depuis les photos avec le séchage, non sans nous déplaire.

La fin d’une grosse étape, où l’on voit le rendu de suite. Depuis, on est davantage sur des travaux de petite souris qui ne se voient pas forcément mais qui sont évidemment indispensables. Encore que la pose de sols change pas mal le rendu de la maison. Suite des aventures la semaine prochaine !

 

Poutres mezzanine

Dans la série « comment intégrer du vieux dans une construction neuve pour donner un peu de cachet », voici les vieilles poutres en chêne. Chinées sur le BC, quelques heures de travail manuel plus tard et les voici fin prêtes à prendre place dans la mezzanine. Une bibliothèque mi-hauteur viendra se nicher entre les deux et fera office de garde-corps. On a fait le choix de les laisser brut et le rendu avec les enduits terre nous plaît bien. Vous noterez le vieil interrupteur intégré, trouvé un dimanche matin en vide-grenier (aka les petits caprices de Mme Paille!). Un interrupteur en plastique aurait fait tâche non ? 😉

Cloisons étage #2

Chose promise, chose due ! Un dernier article pour le dernier jour de l’année.

Quelle aventure ces cloisons ! Ce chantier a occupé une bonne partie de cette fin d’année 2016 de Mr Paille. Sur cette étape, le maître mot a été « expérimentation ».

Souvenez-vous, au printemps, nous vous relations l’étape de l’ossature des cloisons de l’étage. Nous avons rapidement enchaîné avec un premier test sur un bout de cloison entre une chambre et la salle de bain, dans l’idée de cloisons en terre pour utiliser un maximum de matériaux de récupération et si possible naturels : de la canisse agrafée pour faire office à la fois de coffrage nous permettant de mettre des copeaux de bois en vrac dans la cloison (récupérés à la scierie d’à côté) et d’accroche pour l’enduit terre venant refermer le tout. Quelques images à l’appui :

Après séchage, l’enduit avait fissuré et n’était pas aussi rigide que souhaité. Supermaçon terre de Botmobil étant passé par là entre-temps pour préparer le chantier enduit, convaincu de l’intérêt de cette expérimentation et nous donnant 2-3 conseils d’expert, nous ne nous sommes donc pas arrêtés en si bon chemin.

Nous avons amélioré la technique en passant une bonne dose de barbotine de terre sur la canisse, puis un enduit terre-paille plus épais, plus fibré et ensuite plus travaillé avec le piranha. Le résultat fut concluant. Nous réitérons l’expérience sur une autre cloison, celle entre la mezzanine et la salle de bain, en ajoutant une belle nappe de papier blanche avant la pose de la canisse pour éviter trop de perte de copeaux et de poussière. Évidemment, cette technique demande beaucoup de temps, tout est fait à la main.

L’expérimentation ne s’arrête pas là, deux autres cloisons nous attendent et Mr Paille a envie de tester autre chose, pour voir notamment si la mise en oeuvre peut être plus rapide : nous voici donc partis pour du terre paille banché !

Le principe ? De la paille en vrac mélangée avec de la barbotine de terre très liquide, que l’on vient tassé entre deux planches de coffrage (appelée banche). On monte au fur et à mesure en coffrant-décoffrant les banches. Ensuite, on rebouche avec du corps d’enduit terre-paille les montants, les tours de prises, les lisses…. On laisse sécher (aka on attend que les brins de paille vert fanent!) et on repose un corps d’enduit sur le tout. Et bizarrement, cela est très costaud! Phoniquement, ça fait le job et on apporte de la masse. Mais que c’est long !!!!

A un moment, nous avons hésité à mettre des grands plaques blanches comme tout le monde, et puis les devis nous ont refroidi, et puis ce n’était pas dans l’esprit… Avec le recul, nous ne regrettons pas. D’un point de vue écologique et financier, la terre et la paille il n’y a pas mieux. D’un point de vue hygrométrique (régulation de l’humidité), la terre est plus intéressante. Et nous voulions des enduits terre en finition, ceux-ci se font mieux sur un terre-paille que sur du fermacell. Côté confort de pose, nous restons convaincu par le côté facile et agréable de la terre, là où le fermacell est encombrant et poussiéreux. Par contre, niveau temps de mise en oeuvre, ce dernier remporte la mise, c’est certain.

Vous verrez sur les photos quelques détails d’électricité et un aperçu des appliques fabrication maison. Un prochain article y sera consacré.

Nous n’en avons pas fini avec les cloisons puisque il reste les couches de finition et les cloisons douche-placard de l’étage plus celles du rez-de-chaussée, avec une nouvelle technique. Suite des aventures l’année prochaine !

Cloisons étage #1

Après la pose de la volige et la préparation des portes, voici une étape qu’il nous tardait d’entamer : l’ossature des cloisons de l’étage. Et donc enfin une idée plus précise des volumes de la mezzanine, des deux chambres et de la salle de bain. Nous avons utilisé les restes de bois de l’ossature de la maison, il y a de quoi faire. Reste à remplir ces cloisons, avec quoi me direz-vous ? Surprise ! Mais avant cela, nous devons faire passer les câbles élec. Suite au prochain épisode 😉

Appréciez la propreté du chantier, c’est pas souvent, ça valait bien une séance photo !

La petite histoire des portes

Un lot de 6 portes rustiques issues d’une rénovation destinées à la décheterie, pour 30 euros et livrées à domicile ? On ne pouvait pas dire non…

Voici quelques photos de leur état initial.

Après quelques devis de location de sableuse pour les retaper nous-mêmes, on s’est assez vite résolu pour quasiment le même prix à le faire faire par quelqu’un. Sans regrets, d’autant plus que la tâche n’a pas été facile pour lui. Sous la tapisserie et la dernière couche de peinture, se trouvaient une voire deux autres couches de peinture bien épaisses ! Le résultat est chouette, le bois d’origine est beau.

Mais qui dit portes d’occasion dit souvent pas de dormants. Nous voici donc partis pour un peu de menuiserie avec des chutes de volige et un nouvel outil : la défonceuse ! Outil assez magique soit dit en passant. Le tout en parallèle du montage de l’ossature des cloisons de l’étage qui va avec.

Elles sont pas belles nos portes vintage ? Restera à passer un peu d’huile dure pour les protéger.