Poêle à bois

Et le chauffage alors dans tout ça ? Le poêle à bois est installé depuis fin d’année dernière et nous avons pu le tester tout l’hiver. Il a d’abord fallu renforcer la dalle bois avec un dallage en pierres de récup. Nous avons ensuite profité de la présence des copains venus pour refaire le hérisson du cellier pour décharger la bête de 250 kg. C’est un Austroflamm (modèle d’exposition en solde) de 4-5 kW, bois bûches, doté de quelques pierres d’accumulation. Ce sera notre unique moyen de chauffage, d’où sa position centrale dans la pièce de vie du rez-de-chaussée pour qu’il rayonne un maximum.

Nous avons longtemps hésité avec d’autres options :

  • un poêle bouilleur pour chauffer l’eau l’hiver en complément des panneaux solaires thermiques l’été, et qui permet d’avoir un plancher ou des murs chauffants. Mais la complexité de l’installation à faire soi-même nous a refroidi… Bon on a tout de même le ballon d’eau chaude qui va bien, si jamais un jour on décide de se lancer.
  • une cuisinière à bois, difficile à placer au centre de la maison et cela ne nous allège pas de la gazinière pour cuisine l’été. Et puis pas le même budget…
  • le poêle de masse avec banc de chauffage, très efficace mais il nous semblait disproportionné pour notre maison et notre dalle bois n’est pas faite pour supporter un tel poids. Certainement un excellent choix sur dalle béton ou en rénovation.
  • le poêle à granulés. Nous ne sommes pour le moment pas convaincus, même s’il a l’avantage de pouvoir se programmer, l’approvisionnement n’est pas toujours simple, le granulé reste un produit transformé et il faut de l’électricité. Dans le bois bûche, on peut écouler toutes nos chutes de bois de construction (ça devrait nous faire deux hivers) et puis il y a toujours quelqu’un à la maison donc la programmation n’a pas trop d’intérêt pour nous. On prévoit tout de même une prise électrique au cas où.

Derrière se trouvent les toilettes. Elles étaient un peu grandes mais nous n’avions tout de même pas la place de faire un placard. Du coup, on les a rétréci pour faire un bûcher qui nous permettra de ranger le bois juste derrière le poêle. On a maçonné à la terre des restes d’ardoises en guise de parement de protection pour tout l’intérieur, et deux petites chutes de volige en douglas peintes en bleu sur le côté.

On ne va pas se mentir, électricité et chauffage sont bien agréables pour continuer les travaux en période hivernale !

Extraction toilettes sèches

Un petit article technique qui ne va intéressé que les constructeurs de toilettes sèches a priori. Le sujet : l’extraction d’air. Une idée qui nous a été inspirée par d’autres auto constructeurs.

Le principe : une entrée d’air extérieure traverse la dalle bois du rez-de-chaussée, arrive dans le caisson plus ou moins étanche où se trouve le seau des toilettes, puis un conduit d’extraction qui part du caisson, passe par la salle de bain de l’étage, puis les combles pour arriver à une bouche de sortie en toiture. Ce qui nous fait une extraction naturelle, sans moteur, via un phénomène de dépression. L’air chaud de la maison aura tendance à monter et le renouvellement d’air par la dalle, ce qui entraîne un tirage naturel. L’intérêt : limiter les éventuelles odeurs. Apparemment très efficace. A confirmer dans quelques mois.

Dalle en terre crue

Prenez 6 gars costaux et inventifs, quelques kilos de cailloux et une saison hivernale : vous obtenez une dalle de cellier toute neuve !

Nous avons dû refaire le hérisson de cette pièce. Les cailloux n’étaient pas du bon calibre, pas lavés (malgré la commande) et la pose de la paille avec poussière associée avait mis à mal leur propreté. Donc on enlève tout, pour remettre un nouveau hérisson. Mais là aussi des cailloux pas assez propres. Les gars ont donc créé une machine sur-mesure pour les laver. Istia innovation un jour, des inventions tous les jours !

Puis Mr Paille s’est attelé à la terre crue. Quelques mois plus tard, le sol a bien séché et fissuré, comme prévu. Restera une petite chape de terre très liquide à mettre pour venir combler et nous serons équipés d’une remise qui devrait rester fraîche pour la conservation des récoltes du jardin, comme du temps de nos grands-mères !

 

Cloisons rez-de-chaussée

Autre niveau, autre technique ! Après les cloisons en copeaux et terre paille à l’étage, nous avons opté pour le béton cellulaire pour les quelques cloisons du rez-de-chaussée, à savoir celles des toilettes, du bûcher dernière le poêle et un bout du bureau au niveau de la porte. Il sera ensuite enduit.

Le reste du bureau est composé de cloisons bibliothèque en bois contreventantes : une fermée avec des panneaux de fibre de bois rigide, type Agepan, et l’autre avec de la volige en douglas posée en diagonale.

Enduits intérieurs #3

Reprise du récit de nos aventures « maison » avec la 3e et dernière semaine de chantier participatif Botmobil pour la couche de finition des enduits terre intérieurs qui s’est déroulée mi-octobre. Une nouvelle équipe de bénévoles, au top pour un chantier assez technique.

Un petit avant-après pour démarrer :

Après la dernière étape du corps d’enduits, il nous restait des petites retouches : trous à boucher et préparation des arrondis inversés dans les angles au rez-de-chaussée côté Sud :

Ensuite, il nous a fallu choisir les couleurs, à partir de quelques tests effectués en amont sur la base de 3 terres locales : blanche, jaune et rouge, et de différents mélanges en termes de proportions. Le matin du démarrage du chantier participatif, nous n’avions toujours pas décidé…

Le rendu après la pose :

Les couleurs des terres sont naturelles, aucun ajout de pigments. De même, nous sommes restés dans l’esprit de ne pas utiliser de sable (ressource en voie d’extinction). Il a été substitué par de la paillette de blé (= de la paille hachée finement). Voici des photos après quelques semaines de séchage :

A l’étage, nous avons voulu tester sur les pignons un mélange avec un peu de chaux pour éclaircir davantage. Au séchage, il s’est avéré que le rendu n’était pas du tout au rendez-vous. L’ensemble s’est mal mélangé. Heureusement que le test s’est arrêté à deux petits pans de mur… Nous avons rattrapé le coup quelques mois plus tard en appliquant une couche de peinture de fabrication maison, à base de farine.

Je trouve que le charme des maisons en paille réside en partie dans les enduits terre et leurs arrondis, en tout cas cela nous avait beaucoup plus à l’époque où nous n’en étions qu’au stade de projet et que nous visitions des maisons dans ce style. Nous ne sommes pas déçus d’avoir fait ce choix ! Nous n’en avions pas complètement fini avec les enduits puisqu’il nous restait ensuite les cloisons intérieures… Affaire à suivre !